De-Vinh qui je suis!

Sur ce blog, vous pourrez trouver des informations aussi diverses que la fabrication d'étui en peau de varan, l'évolution de mon potager et des conseils de jardinage, des photos de mes voyages, etc etc...
A noter que "bo" veut dire boeuf en vietnamien ! On ne renie pas ses origines!

mardi 31 mai 2011

part 45 - Les carnets d un apprenti, 52e jour

On commence cette partie 46 par un petit tutoriel . Si vous suivez bien, vous allez donc pouvoir forger trois burins dans un axe de transmission.
allez, attrapez votre marteau, retroussez vos manches et c est parti !



Tout d'abord, restez calme lorsqu un homme passablement alcoolise vous amene un axe de transmission. Patiemment, vous finirez par comprendre qu il veut que vous le coupiez en trois morceaux pour faire trois burins.

Chauffez un peu beaucoup ...



Prenez un forgeron experimente, de preference barbu ; un paire de pinces, une paire de gros bras, un chiffon pour tenir l autre cote,



Louez les services d un autre forgeron, par exemple le frere du premier,



Comme tout forgeron de la famille Kin, il forge en savates...





et voila, c est coupe !



on dirait pas, mais ca fait 5cm de diametre. Pour vous donner une idee, les deux barres a mine a cote font deja 2.5cm



De temps en temps, arrosez le pied de l enclume pour la refroidir...

Reste plus qu a marteler, par exemple avec un jeune apprenti forgeron





Apres la trempe, vous viderez le bac de trempe car il est trop chaud !



Et voila c est termine ! et vous aurez 3 burins de 4,5kg chacun, que vous vendrez ... 4 euros piece !!!













seance aiguisage



Ong Kin est toujours pret a faire le clown pour des photos



Cet ami d OngKin, toujours poli et toujours classe, est tres gentil et vraiment tres "doux" compare a la plupart des autres hommes vietnamiens. Je l aime beaucoup car il est tres respectueux.





J ai deja commande un de ces grands couteaux a Ong Kin ; mais on le forgera dans un rail de chemin de fer, mieux que les lames de ressort.



Nous avons fait ce petit couteau pour une tueuse de canards

"Amie ou ennemie, contrairement à un couteau,
La sieste vietnamienne a double tranchant"

Entre la chaleur et le bruit ambiant, faire la sieste est tres risque . elle peut vous gacher tout le reste de l apres midi.

"réveillé à minuit,
Dans ma chambre suspendue,
Un rat court"




Ce qui est bien quand on vend du bois, c est qu on trouve du petit bois facilement pour allumer la forge





six des neufs marteaux d Ong Kin



Ong Kin pris en flagrant delit de lancer de pieds de biches. Il finit la trempe dans la terre imbibee d eau.

"Cousteau,dans son monde du silence,
N'aurait jamais (sur) vécu au Vietnam"


"37°C à l'ombre,
50°C près de la forge,

Garder la tête froide"



Et un autre exemple de "Pourquoi je ne forgerai plus jamais en savates"





Ces ecailles de fer brulant sont particulierement vicieuses.



Les brulures aux bras, aux mains, au visage, je connais, mais la, recevoir un eclat dans le dos alors que je forge, ca surprend !! D ailleurs j ai failli lacher le marteau et je lai tendu a Co Huyen.
c est dailleurs pourquoi il y a toujours un morceau d aloe vera dans le frigo...

"Bienvenue au pays
Où l'on peut échanger des fruits
Contre un sourire"




Ce joli bouquet de fleurs de courgette ne coute que 30 centimes d euro.



"Il y a des gens qui peuvent vous mettre mal à l'aise d'un seul regard ; Ong Kin, lui, n'a même pas besoin de vous regarder".



Jour 48. C'est la 4è fois que je fais réparer mes habits ou mon tablier de forge chez les couturières. Elles n'ont jamais voulu que je les paye...elles sont à 10m de la forge, alors dès que j'ai une courte pause je vais les voir et nous parlons des filles vietnamiennes, ce qui les fait bien rire. L'une d'elle est une géante, je la trouve vraiment grande pour une vietnamienne, je l'appele "grande petite sœur" (elle a mon age), mais elle ne fait qu'1,70m! Tout est histoire de contrastes, je suis entouré de gens de ma taille...



Ngoc a 27 ans, deux enfants, et son mari travaille au Cambodge.



Jour 47. "Le rituel du thé, me dit Jonah, c'est plus comme un snack" ; au lieu de grignoter en discutant, on discute en buvant.

"Dans cette forge magique,
Un marteau naîtra d'une pioche,
Un sarcloir naîtra d'un couteau"






Forger une quinzaine de barres a mines et pieds de biche a la suite, ne nous fait pas peur ; a la belle epoque, Ong Kin en faisait une centaine a la journee.
Si vous nous amenez le fer a beton, on vous les fait dans l heure et pour seulement 1 euro piece.



Ici un crochet de 2kg pour une grue.

"Mettez deux solitaires ensemble,
Allumez le feu, touillez un peu,

Et vous obtenez de franches rigolades"




"quand je t'aurai appris à marteler, aiguiser, forger, tremper, alors tu pourras rentrer en France".



(deux haches a reparer)

"trouble in paradise", me dit Jonah lorsque je lui raconte mes differends avec Puppet Doll, jour 48 (qui, pour X raison, me déteste depuis une semaine - on a atteint le point de non-retour).



Ne sous-estimez jamais rats, moustiques et cafards. Ces trois-là trouveront toujours un moyen pour vous rendre visite malgré la moustiquaire et le lit suspendu.
(jour 48, à minuit, après avoir du chasser un rat hors de mon lit - chose peu aisée à cause de la moustiquaire). Ça vous fait rigoler? Essayez voir, et on en reparle!

Avec Ong Kin, on hésite toujours entre "Après le calme, la tempête" ou bien "Méfiez-vous de l'eau qui dort", ou encore "après la pluie, le beau temps", en passant par "Sous la barbe se cache le sourire".









Je n'ai jamais compris pourquoi les rats viennent systématiquement près de mon lit chaque nuit ; il n'y a rien à manger, et ils courent partout sur les sacs de charbon. En fait, je crois qu'ils s'amusent. Je travaille toute la journée et ils s'amusent lorsque je pourrais me reposer...
Voir des rats au quotidien (surtout le soir, mais aussi en plein jour lorsqu'ils viennent manger sous le balcon toutes les ordures qu'on leur jette...) est devenu habituel et ne m'inspire pas du tout de dégout, mais ça surprend toujours! Surtout lorsqu'ils escaladent les tas de barres d'acier pour accéder à mon lit la nuit...
Un jour, une forte odeur est apparue dans l'atelier, à quelques mètres de mon lit. Le 3è jour, ça puait sérieusement dans tout l'atelier, et mes recherches à la lampe frontale n'ont rien donné : le ou les rats morts (probablement empoisonnés par un voisin) étaient probablement cachés soit derrière les sacs de charbon (2 tonnes), soit derrière les lames de ressort (une tonne ou deux), soit dans les trous du mur mitoyen...
L'odeur intenable a fini par disparaître subitement le 6è jour ; on suppose que le rat était derrière le mur et que c'est le voisin qui l'a trouvé.
Ong Kin était furieux car en tant que boudhiste il déplore l'utilisation de poison. Il me dit que rats et hommes peuvent vivre ensemble, et que c'est parce qu'il y a beaucoup de gens, qu'il y a beaucoup de rats. D'ailleurs les rats ne viennent jamais dans sa chambre (tout comme les moustiques ne le piquent pas ou peu - tandis qu'ils s'acharnent sur moi - il les remercie d'ailleurs de ne pas le piquer).

De toute façon, combien de fois l'ai-je vu sauver des vers de terre égarés sur la route après les pluie, sauver des insectes tombés dans le bac de trempe, etc...



Jour 49 : je reçois une carte postale de Cécile alors que nous sommes en train de couper un morceau de rail de chemin de fer de 8kg (et c'est pas comme couper du gateau!). Eh oui, en France on se targue de faire des canifs (autant dire des cure-dents) avec des clous de chemin de fer ; chez ong Kin, c'est les rails qu'on utilise, pour forger des couteaux de bouchers! Mieux que les cure-dents!



Cécile a joint une petite photo d'afrique, et ong Kin est content de voir un visage africain car nous avions longuement parlé de mes voyages en Afrique, le matin-même. Ce qui frappe chez cet "ermite", c'est qu'il est curieux de tout ; il voulait tout savoir sur les Africains, l'eau, le palu, ce qu'on cultive là-bas, ce qu'on y mange, etc...et bien sûr, quels types d'outils forgés on y trouve!







Les rails de chemin de fer, c est tres dur a couper car ils glissent sur l enclume et ils sont sacrement durs a tenir (ce morceau fait 8kg)





"beaucoup de gens m'apprécient et je ne les apprécie pas", et "beaucoup de gens ne m'apprécient pas mais ce n'est pas important puisque je ne les apprécie pas non plus", me dit Ong Kin. Dans les deux cas, c'est vrai.

Ong Kin est un personnage aux multiples facettes, mais il est réellement fou. Jamais vous ne rencontrerez un forgeron qui danse, chante, imite la voix de ses clients et fait le clown tout en forgeant.
Plus le temps passe et plus je me rends compte de cette folie géniale, celle qui fait qu'il est totalement incompris par la majorité des gens de passage. Bien sur comme vous l'avez compris, il se contrefiche de ce que les gens voient et pensent ; alors puisque les gens n'aiment pas sa barbe, eh bien il la laisse pousser. Puisqu'il n'a pas de ceinture, il attache son pantalon avec un sac plastique (je lui ai acheté une cordelette entre temps).

Et puisqu'il n'aime pas les gens, il a deux sortes de thés differents : le mauvais pour les clients normaux et le bon pour nous et les clients sympas!

La cigarette est bien sur un autre sujet de discorde avec les clients ; la plupart ne le prennent pas au sérieux, et ne "savent" pas lire l'interdiction de fumer peinte sur le mur ("khong hut thuoc o day").
Souvent, c'est moi qui les rappelle à l'ordre rudement, car j'ai maintenant assez d'assurance (et de moins en moins de tolérance avec les hommes) pour le leur dire de la même manière qu'eux, c'est-à dire sans politesse (ce qui fait bien rigoler ong Kin).



Et quand on boit trop, on finit sur les tables de restaurants.

Les hommes vietnamiens et moi, toute une histoire qui mériterait un blog dédié. Toujours est-il qu'ils se croient obligés de faire des commentaires (en général assez stupides, du genre "ah, il sait aiguiser un couteau"), de regarder ce que vous faites, voire même (et là par contre, ce n'est pas toléré, ni par ong Kin, ni par moi), ils essayent d'aiguiser un couteau pour "me montrer" (un homme vietnamien sera toujours persuadé qu'il sait aiguiser mieux que les autres). Le dernier qui a tenté d'aiguiser un couteau malgré que je lui ai dit l'avoir déjà aiguisé, eh bien, il s'y est mal pris et s'est entaillé l'index au troisième passage (c'est bien fait...alors, il coupe pas, mon couteau?héhé).



Évidemment lorsque quelqu'un envahit votre espace, vous dit des remarques stupides et qu'en plus il sent l'alcool (dès 9h du matin) et la cigarette, et qu'il essaye de toucher aux pierres à aiguiser d'ong Kin...mauvaise pioche! Ah, les belles vietnamiennes vont me manquer, mais pas leurs maris!







Lorsque je n'ai pas de temps à perdre avec eux, je leur fais croire que je ne comprends pas du tout le vietnamien, et leur réponds en français ou anglais (c'est le signal pour dire à ông Kin et co Huyen qu'ils feraient mieux de dissuader mon interlocuteur avant que je m'énerve - ce qui arrive parfois).



Autoportrait.


Jour 50 : bien que nos moments de silence se fassent maintenant beaucoup plus rares qu'au début, il arrive encore de temps à autres qu'on ne se dise pas un mot durant assez longtemps. Ce matin au petit-déjeuner, Ong Kin semble très pensif; sorti de son silence, il me regarde très sérieusement et me dit "maintenant tu martèles et tu aiguises mieux qu'avant ; aujourd'hui mieux qu'hier, et ce sera encore mieux demain." vous ne pouvez pas imaginer à quel point ça m'a fait plaisir...au bout de 50 jours d'apprentissage.

Ce jour-là, nous discutons beaucoup. Il me parle de son maître spirituel, qui est maintenant "là-haut" et qui lui manque. Il me parle des cinq ans qu'il a passés (1991-1996) cloué au lit à cause d'une grave maladie (proche de la mort), et comment il s'en est sorti avec la méditation. Et comment, lorsqu'il méditait dans les montagnes, les serpents venaient se dorer au soleil à coté de lui.

Il me dit aussi comment il a senti le séisme au Japon avant que cela arrive, et que ce soir-là il a pleuré (Ceux qui connaissent un peu le magnétisme n'en seront pas étonnés). Il me montre d'ailleurs un petit carnet dans lequel il écrit ses ressentis - quel malheur que je ne parle pas vietnamien - , datés et signés.

Ong Kin s'inquiète beaucoup pour l'avenir de notre planète ; les Américains, nous dit-il, mangent trop de viande. Aujourd'hui ça va, mais demain ça n'ira plus. Il nous écrit "je suis maintenant âgé et j'espère que Jonah, Vinh, Thanh et les générations à venir pourront prendre soin de notre planète verte."

Depuis trois jours et sans cause identifiable, impossible pour moi de lever ma jambe droite car j'ai des douleurs à la cuisse (tellement douloureux que le premier jour j'ai pris une ITT!). Le troisième jour, Ong Kin me dit qu'il sait qui est la cause directe de cette douleur mais ne me dira pas qui (certains ici n'apprécient pas du tout que j'apprenne avec lui - on le sait) ; il ne veut/peut pas me soigner par imposition des mains (magnétisme), car il me dit que le fait que nous mangeons ensemble suffit pour qu'il agisse.
De toute façon, rien ni personne ne pourra m'empêcher de forger car dès que j'ai mon marteau entre les mains, je me sens pousser des ailes...

Souvent il regarde mes bras et mes mains ; me disant que je commence à être fort, mais que le plus important c'est le mental, et la façon dont je dois diriger la force interne dans le poignet uniquement. Ceux qui pratiquent tai-chi ou kung-fu connaissent bien la nuance entre force interne et force externe...et c'est pourquoi il me dit souvent, lorsque nous parlons de méditation/magnétisme/force interne/mental : "ta mère comprendrait". D'ailleurs nous parlons beaucoup de ma mère puisqu'elle et lui ont beaucoup de points communs. "Sans quoi, me dit-il, je ne t'aurais pas pris comme apprenti."

Je lui dis mes craintes que cinq mois d'apprentissage ce n'est pas assez (je vous rappelle qu'il faut cinq ans) ; mais il me dit que je saurai faire toutes les étapes lorsque je partirai. Et, me montrant son front et le mien, il me dit "ce n'est pas important que tu ne restes pas plus longtemps, car lorsque tu seras en France, je serai toujours là avec toi". Ce qui est probablement la plus belle phrase qu'un maitre puisse dire à son élève. Non?

Jonah part demain pour Bangkok. Cette après-midi, nous la passons ensemble tous les trois, sans travailler. Ông Kin apprécie beaucoup Jonah (qui je crois est resté deux mois à Cao Bang!) et lui a donné trois couteaux (entre autres choses).
Un magnifique et très grand papillon, qui lorsqu'il vole imite un oiseau (surtout vu de dessous), vient virevolter près de nous à plusieurs reprises. Ong Kin lui dit "merci! tu es beau, tu es beau, tu es venu car Jonah va partir bientôt...". Le papillon reviendra trois fois dans la même journée.



Je reçois une carte italienne envoyée par Ade, et deux cartes de Clémence. Elles arrivent à pic car à ce moment-là j'ai onze grands couteaux à aiguiser (comptez 20mn par couteau) et ça m'encourage de savoir que je pourrai les lire uniquement lorsque j'en aurai terminé (je fais ça à chaque fois). Clemence a joint une carte postale nb ou l'on voit la tour Eiffel au fond. Ong Kin me dit très sérieusement "oh...Eiffel...beaucoup d'acier!!!". Lorsque je lui dis que la carte est pour lui, il est ravi, me demande si c'est un garçon ou bien une fille qui l'a envoyée, et lorsque je réponds que c'est une fille, il rigole et embrasse la carte!



Par la même occasion je remercie celles et ceux qui m'ont envoyé des cartes (ou autres) pour que je les montre à ông Kin. Pour lui ce sont comme des cadeaux et des morceaux de vos lieux de vie. Il en est toujours ravi et nous ouvrons les enveloppes ensemble. De plus je montre aussi ces cartes a mes autres amies de Cao Bang.





Un jour j ai eu un coup de foudre pour ce petit couteau (il est tres rare que l on fasse des lames de moins de 20cm !!), que j ai fini par acheter a Ong Kin. Comme tous les couteaux forges ici depuis 50 jours, nous l avons forge ensemble avec Co huyen.



Ong Kin ne voulait pas que je le paye alors il m a rendu la moitie de l argent, en me disant d acheter des fruits avec. Nous vendons les couteaux de cette taille a 1.80euro, et les grands (lames de 25cm) a 3,50 euros...



Ici il perce des trous dans des fers a cheval qu on a forges.



Ce couteau est encore plus petit ; et je lui en ai commande deux. On l a fait dans une lame de scie circulaire !



Je trouve qu il ressemble a une plume.







Nous avons coupe ce tube pour en faire trois couteaux.





Cette gelee noire, faite avec une infusion de feuilles d arbuste de montagne, est tres drole a manger et c est tres bon.



La veille du depart de Jonah nous partons nous balader a Dong Ke











Jonah est un chouette type, il etait beaucoup apprecie de tout le monde a Cao Bang. Pendant que j apprenais a forger chez Ong Kin, il apprenait a cuisiner et etait serveur benevole dans un restaurant a cote. Il parle couramment francais ! Souvent il me parlait francais et je lui repondais en anglais, pour qu on fasse des progres dans les deux langues.



Je lui ai prete mon mamiya et lui ai donne un film, qu il developpera chez lui a New York.





Le siege passager de la moto d Ong Kin n est pas tres confortable...





La fameuse gelee noire. Ong Kin veut que je ramene 3kg de feuilles sechees en France pour mon pere. 1kg suffit pour preparer 20kg de gelee.







Des etonnants escargots vegetariens. Ong Kin n est vraiment pas du genre a manger des faux plats vegetariens (cad qui imitent un aliment), mais parfois on mange ces jolis escargots.



On repare couramment 15 burins de marteau-piqueur par jour. Pour 0.50euro vous repartez avec un burin quasi neuf.









Ici Ong Kin mesure une lame de ressort pour la raccourcir. C est bien paye, mais c est tres difficile a faire car il faut couper la lame et refaire exactement la meme courbe au bout, au demi centimetre pres.







Nous n utilisons jamais sa perceuse sauf pour du bois; on perce toujours l acier avec un marteau et un emporte piece.





Ces deux hommes qui font du transport et beaucoup de manutention travaillent en harmonie avec Co Huyen. Ils transportent le bois pour les clients, et en echange ils s occuppent de le vendre lorsque Co Huyen est en train de forger.
De plus on peut les appeler a n importe quel moment lorsqu on a besoin de decharger 16 steres de bois ou 1 tonne de charbon.
Leur pousse pousse peut porter 600kg.





Rayon de soleil sur manche de marteau



Ong Kin pris en flagrant delit de lachage de piece brulante pour la faire tourner sur elle meme et la rattraper avec la pince. Il fait ca tout le temps.





Les manches de ses marteaux ont plus de 11 ans.



Autoportrait a 7h



un jour je suis parti me balader avec Co Huyen au jardin d Ho Chi Minh. Il y avait une repetition pour le 4e jour du 5e mois lunaire.



Et voila c est termine ! J espere vous avoir fait voyager un peu !

2 commentaires:

  1. oui, nous aimons beaucoup ; qd tu reviens de Hanoï, dis moi si tu as reçu ma carte ; il y a au moins 10 jours que je l'ai postée....Bisoux

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  2. Merci pour les images qui m'ont fait voyager :) Profite bien grand Vinh de tous ces beaux moments d'éternité !

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