De-Vinh qui je suis!

Sur ce blog, vous pourrez trouver des informations aussi diverses que la fabrication d'étui en peau de varan, l'évolution de mon potager et des conseils de jardinage, des photos de mes voyages, etc etc...
A noter que "bo" veut dire boeuf en vietnamien ! On ne renie pas ses origines!

mardi 5 juillet 2011

Part 50 - Faites vos pointes !

1er juillet 2011
Depuis mon retour de Hanoi, le 14 juin, ça n'arrête pas. Je crois que ce jour-là Ong Kin a réalisé qu'il ne me restait que deux mois d'apprentissage, alors nous travaillons beaucoup. Il m'a souvent dit que d'habitude à cette période de l'année il travaille très peu car il fait trop chaud pour forger (on frise les 38°C à l'ombre), mais qu'il veut que j'apprenne.
Et, comme il le dit si bien, "parler c'est facile, forger ça l'est moins!".

Alors on travaille dur. Cette petite pause à Hanoi, cette inactivité m'a bien relancé, et malgré le manque de sommeil (5-6h par nuit quand tout va bien...ce matin a 5h un bonhomme a frappe au volet pour acheter UN fagot de bois), plus que jamais j'ai la volonté d'apprendre.


Eh oui meme quand il pleut, on forge...




Un jour, vers le 60è jour d'apprentissage (déjà 84 jours à l'écriture de ce mail), mon maître de forge me tend une tige de fer et me dit "je fais une pointe, tu regardes, tu fais la même et tu me montres". C'est la première fois qu'il me demande de faire quelque chose tout seul, avec un marteau "une main".

Bon...alors il martèle cette pointe parfaite, à froid. Ça a l'air facile, comme ça. Je me lance et ça rate du premier coup. Déjà, pas facile de bien tenir la tige à la main. Ensuite, son marteau pèse 3,5kg, c'est seulement 1kg de moins que la masse que j'utilise à deux mains!!
Enfin, il faut à la fois trouver le bon angle de la tige sur l'enclume, et le bon angle du marteau,ainsi que la force de frappe.
Pour ne rien arranger, n'oubliez pas que la petite enclume "tank", en plus de n'être pas parfaitement plate, est dure au milieu et molle sur les côtés!

Bref, l'apprenti s'acharne et sue à grosses gouttes, pour obtenir la pointe la plus ratée de l'histoire, jusqu'à ce que le maître lui dise "bon...arrête là, tu en feras une autre demain". Vous imaginez la frustration, moi qui ai l'habitude de m'acharner jusqu'à ce que ça marche.

Le lendemain matin, il me dit "aujourd'hui tu feras une autre pointe, un seule, et tu me la montres".
J'attends le moment où il me dira de le faire...mais rien ne se passe alors je me dis qu'il a oublié.

Le jour suivant, même paroles, même scénario. Une fois de plus je me dis qu'il est trop occupé et qu'il a oublié...

Mais le lendemain il m'engueule et me demandant pourquoi je n'ai pas fait la pointe. Moi : "euh...j'attendais que tu me le demandes, j'ai pas osé".
Ce jour-là donc, je fais une autre pointe aussi ratée que la première. De nouveau, il me dit d'attendre le lendemain pour faire la suivante..jeu de patience...

Au fur et à mesure, il me laisse faire plus de pointes (une par jour, c'était quand même un peu réducteur!!!) : deux, puis cinq, sept, dix...


Parfois ça marche, parfois c'est pire que la veille, parfois mieux, parfois pire que le premier jour. Cela dépend beaucoup de la fatigue, mais j'ai aussi l'impression que plus je me détache de "l'envie du résultat parfait, de la pointe à 4 cotés parfaitement symétriques à 90°", et plus j'y arrive. Plus je pense résultat (donc futur), plus ça rate. Plus je pense présent, plus ça marche. Enfin en général.

Toute la difficulté réside dans la force de frappe, l'angle, et la façon dont vous tenez la tige (qu'il faut tourner exactement à 90°). Dès que vous frappez trop fort sur le côté A, ça déséquilibre le côté C, et vous essayez de compenser, ça rate, la pointe dévie et c'est fichu.

Maintenant je fais une dizaine de pointes par jour, moyennant beaucoup de sueur et pas mal de découragements. Ong Kin me dit que réussir ces pointes de façon constante est beaucoup plus difficile que forger un couteau, surtout à froid.
Surtout que dans l ideal il faut les faire aussi courtes que possible (les miennes sont trop longues)




Récemment il m'a dit d'aller acheter chez les parents de em Vui (en fait on va acheter de l'acier chez eux de temps en temps - je la croise lorsqu'elle n'est pas à hanoi), 2kg de ces tiges. Ça fait pas mal de tiges..."quand tu auras fini ces tiges et que tu sauras les tenir à la main, je te forgerai une paire de pinces et tu apprendras à les tenir avec des pinces c'est beaucoup plus difficile"...


Eh oui l'apprentissage est dur. Il faut tenir bon, et être patient. Tout ce qui semble facile (à voir) cache en fait une grande maîtrise et beaucoup de pratique.

Par contre, pour marteler à deux mains, j'ai fait de nets progrès. Même si ong Kin trouve que je ne frappe toujours pas aussi fort que je le pourrais (?pourtant je peux vous dire que l'expression "frapper de toutes ses forces" prend son sens ici), tout est devenu beaucoup plus précis, moins de fatigue, et surtout mon nouveau credo "quoiqu'il arrive, ne jamais lacher la cible du regard".

Je participe maintenant à toutes les étapes de martelage, que ce soit former l'émouture d'un couteau d'1kg, couper un rail de chemin de fer (la coupe est l'étape la plus dangereuse, surtout pour des objets lourds), réparer une lame, aplatir une hache...

Récemment, nous avons forgé plusieurs petites lames pour lui, moi, et quelques amis privilégiés. En fait c'était l'occasion de m'apprendre de nouvelles techniques et de les mettre en pratique.

Nous avons reçu le colis tant attendu de Jul et Stephanie, en provenance de Lyon, contenant les bandes de ponçage de deux mètres que j'ai achetées pour fabriquer un backstand pour Ong Kin (pour l'instant on n'a pas encore pris le temps de bricoler ça). Comme prévu, mes amis ont inclus dans le colis un opinel (carbone bien sur, pas inox) qu'ils lui ont offert, et un livret sur les couteaux régionaux français.
Offrir un opinel à un forgeron peut vous sembler étrange, mais j'étais persuadé que cela lui plairait, par la conception simple et solide, la qualité de la lame, etc. De plus l'opinel est réellement un symbole fort de la coutellerie française.



Nous n avons pas encore eu le temps de bricoler le backstand.




Le colis fedex est evidemment arrive en moto banalisee. Tres rapide, sept ou huit jours pour 45 euros. Plus rapide que le courrier... d ailleurs, Colette, Gilanick et Jean No, toujours pas recu vos courriers!

Bref, Ong Kin était ravi, et nous avons feuilleté avec attention le livret sur les couteaux.
C'est pourquoi, dès le lendemain, nous avons forgé une première lame d'opinel...
Puis une autre, une autre et encore une autre.

Forger une lame en "sandwich" est devenu systématique dès que l'on fait une petite lame (par contre on ne le fait jamais pour les clients). Je vous rappelle le principe : choisir un acier A, l'ouvrir en deux, et y inclure une couche d'un autre acier B, refermer le tout grace à une soudure à l'argile, à très haute température (couleur jaune clair). On obtient alors une barre, que l'on travaille normalement.
L'intérêt du procédé est par exemple d'insérer un acier dur (donc très coupant mais cassant) dans un acier souple (très résistant mais peu coupant), ou encore insérer un acier dur mais qui rouille, dans un acier qui s'oxyde moins.

Voilà pour la partie technique, peu intéressante pour les lecteurs.
En pratique, c'est tout simplement prendre beaucoup de plaisir à forger des lames de types différents. Je pense qu'après 82 jours d'apprentissage Ong Kin a voulu me permettre de souffler un peu, et de m'amuser à faire autre chose.

Or le constat est là : au rythme auquel nous avons travaillé, je pense que nous avons forgé environ 300 couteaux divers, et que j'en ai aiguisé plus de 1000 (vu le nombre de couteaux que l'on répare).


Cette lame de ressort c est moi qui l ai coupee...




Cela va du couteau à cochon, pointu, entre 300g et 500g selon le modèle,


Le couteau à émincer, rectangulaire et léger (300g)




Le couteau à hacher, rectangulaire et plus lourd (500g)

Le couteau à hacher les os, rectangulaire, 1kg

Le couteau à bananier, très long et très souple


La machette, à utiliser avec un manche, lame en émouture chisel pour droitier (on forge pour gauchers à la demande), de 1kg



La machette pour montagnards, plus légère, courbe, lame en émouture chisel pour droitier





Detail de la patine de la soudure a l argile et cuivre

Le grand couteau de chef, ici le mien, environ 200g, très fin


Ici en version "tueur de canards"


Puis il y a l'inclassable, ce gros couteau à cochon d'1cm d'épaisseur, 1,5kg, totalement inadapté (mais le client est roi)


Bien sur on fait aussi des haches (2kg) comme celles-ci forgées dans un essieu





Des hélices, des harpons, des anneaux, des crochets divers, des lames de moissonneuse, et tout plein d'autres commandes spéciales.
Sans compter notre quotidien de burins, pieds de biches et barres à mines.


Ça vous semble beaucoup? Eh bien moi aussi!
C'est pourquoi forger ces petites lames d'opinel nous a fait plaisir, et surtout, cela m'a beaucoup rassuré. En effet, presque trois mois ici à marteler tout ça, et ne suis pas encore prêt à forger un lame vietnamienne par moi-même ( ce qui est tout à fait normal ; le fils d'ong kin, qui a commencé l'apprentissage à 12 ans, a mis cinq ans pour savoir forger mais ne sait toujours pas tremper!). Et j'ai réalisé, en forgeant avec Ong Kin ces lames d'opinel en dix minutes top chrono (sandwich inclus!), que c'est un jeu d'enfant par rapport à ce que l'on fait d'habitude.


C'est comme si mon apprenti photo commençait par utiliser le mamiya, pour ensuite revenir à un appareil plus facile à utiliser et plus compact...


Par exemple qui est assez fou pour couper un morceau de rail de chemin de fer en deux...


Puis encore en deux...



pour faire quatre couteaux de cuisine?







Qui sait faire des couteaux en damas a partir d une lame de tronconneuse?


Alors ça m'a beaucoup rassuré car j'ai réalisé que cet apprentissage de cinq mois est unique, et que même si parfois j'ai l'impression de stagner, rien que le fait d'observer Ong Kin me fait progresser inconsciemment. Peu importe si je ne maîtrise toujours pas la trempe en partant, j'aurai acquis des bases solides et bien trempées!

Pareil pour l'aiguisage : même si j'en ai franchement bavé les deux premiers mois, autant physiquement que moralement (croyez moi...lorsqu'il fait nuit et qu'on vous donne encore d'autres couteaux bruts de forge à aiguiser pendant que les gens boivent le thé en vous observant travailler, il faut être très fort moralement pour ne pas craquer), maintenant Ong Kin me donne toute confiance que ce soit pour le polissage avant la trempe, ou l'aiguisage et polissage après la trempe.

Là encore, il m'a fallu du temps mais cela en valait la peine ; je peux maintenant aiguiser toutes sortes d'outils tranchants, sur sept pierres différentes (sept formes, sept grains différents, sept utilisations), de la lame la plus fine à la tête de hache.

Ong Kin me dit qu'il m'a fait beaucoup aiguiser les deux premiers mois, plus que raisonnable, car d'une part ça muscle les bras (oubliez pas que je parle de lames de 30cm en moyenne...ici on fait pas dans le couteau à beurre), et d'autre part c'est une étape indispensable...et que peu de gens maîtrisent réellement. En fait je suis persuadé que lorsque j'aurai ma forge et mon backstand je continuerai d'aiguiser à la main.

Le pari était risqué ; il y a eu plus d'une fois ou j'ai failli me décourager et être dégouté de l'aiguisage pour toujours! Mais cette étape a été franchie avec succes, et maintenant j'aiguise sans souci, à tous moments de la journée y compris durant la sieste ou en fin de journée.

Un jour un apprenti forgeron est venu discuter et commander des couteaux (?) ; il nous a dit qu'à l'école de forgerons il faut trois ans pour apprendre à aiguiser. Ong Kin connaît ce type d'écoles et m'a toujours dit qu'on y parle beaucoup, qu'on y apprend à calculer combien de kg d'acier vous récupèrerez sur une voiture, mais qu'on pratique finalement très peu. Tandis que lui me parle très peu mais qu'on forge tous les jours.

Ce n'est pas la première fois qu'un apprenti forgeron vient nous commander des couteaux. Pourquoi? Aucune idée.

Un jour nous avons forge une paire de pinces "goliath" pour remplacer une de celles d Ong Kin.




Notez la difference de taille !




Tous les forgerons de Phuc Sen ont leur poinçon qu'ils appliquent sur chaque couteau qu'ils forgent, comme une signature. Ong Kin, lui, n'en a jamais voulu et m'a toujours dit "un poinçon ça ne veut rien dire, n'importe qui peut en avoir, ça ne veut pas dire que la lame est bonne".
Phuc Sen est un village Nung très connu pour ses nombreux forgerons. Mais il arrive souvent qu'on nous amène un couteau de phuc sen qui a été mal trempé ou pire, forgé dans un acier de mauvaise qualité. La rançon de la gloire...ils forgent beaucoup trop, et moins bien qu'à l'époque où ils n'étaient que deux.

Bien sur les erreurs de trempe, ça arrive. La trempe à l'eau est délicate et peut casser la lame. Bien qu'ong Kin pratique une trempe progressive (en plusieurs fois) et sélective (juste le tranchant, pour garder le reste de la lame souple), le procédé reste violent, et sur les lames fines et longues, la lame se déforme instantanément. Il faut alors la marteler délicatement avant qu'elle refroidisse. C'est l'étape la plus délicate et la plus risquée. C'est là que la lame peut casser. Sur 1000 couteaux ça a du nous arriver dix fois.

Parfois l'acier ne nous écoute pas, et impossible de compenser la déformation ; il arrive alors un moment où ong kin décide de laisser la lame telle quelle, avec le fil pas entièrement droit, plutot que de courir le risque de la casser.

Enfin, comme hier, parfois c'est la forge qui n'écoute pas ; elle refusa de s'allumer trois fois d'affilée, et par la suite nous avons cassé deux couteaux coup sur coup à la trempe. C'est comme ça! Parfois il faut écouter les signes.


La coutellerie française et la coutellerie vietnamienne n'ont strictement rien à voir. En France il y a des couteliers d'art, qui vont forger de magnifiques lames en damas, faire un manche en ivoire de mammouth fossilisé (véridique) avec incrustations de bois rare de machin-chose.
Ici, on fait dans le fonctionnel, le vrai, à l'instar du couteau vieux de 26 ans que l'on a réparé. Cela ne veut pas dire qu'ong kin n'est pas intéressé par l'esthétique. Simplement, il n'a ni le temps ni l'outillage adapté pour ça. Ni la clientèle d'ailleurs. Ici on vend un grand couteau de cuisine forgé à 3 euros. En France des lames d'art se vendent à plusieurs centaines d'euros. Mais osera-t-on les utiliser?


Ma rencontre avec Ong Kin m'a beaucoup rappelé Fabrice que je considère comme un réel artisan très modeste, et qui me disait, lorsqu'il allait sur des salons de coutellerie, qu'il en avait assez de voir la course au matériau noble et rare : bois exotiques en voie de raréfaction, ivoire de morse, etc. Pour lui, il s'agissait avant tout de privilégier des bois locaux tout aussi beaux, plutot que d'encourager la coupe sauvage et le braconnage (évidemment je ne parle pas de braconnage du mammouth).

Un autre coutelier, Bossie, en Afrique du Sud, m'avait donné un morceau d os de girafe et une dent de phacochère (qui sont légaux là-bas) ; mais j'avoue que s'il m'avait proposé de l'ivoire d'éléphant je n'aurais pas été enthousiaste.

C'est pourquoi j'ai d'ailleurs demandé à Bruno de me mettre à sécher quelques bois français et communs pour mes futurs couteaux ; ainsi que du frêne ou micocoulier pour mes futurs marteaux.

Car évidemment, dans ma tête ma forge 3kgsousterre se précise. Des amis s'occupent déjà de se renseigner pour des briques réfractaires, enclume d'occasion (environ 300 euros semble-t-il) et tout le touintouin. Pourquoi si tôt? Eh bien parce que d'une part il faut frapper le fer pendant qu'il est encore chaud ; mon retour du vietnam va aller très vite car je repars sur la Réunion pour le projet photo "Ecritures de lumière" fin octobre. Et bien sûr je n'oublie pas que j'ai 130 ou 150 films à développer, contacter, éditer...et que je ne les laisserai evidemment pas de cote.

Bien sûr comme vous vous en doutez, plus le temps de faire des photos, même numériques. Mais je suis tranquille de ce côté-là car j'ai bossé plutot dur durant les 4 premiers mois du voyage.

Travailler avec Ong Kin m'a fait réaliser que la forge et la photographie argentique ont en commun, en France, leur rareté et leur ancienneté. Et de même que je continuerai vaille que vaille à promouvoir l'argentique, je veux également, pour le plaisir, continuer la forge à mon retour, retrouver un peu ce métier qui était si important il y a quelques dizaines d'années. Vous avez d'ailleurs été nombreux, en lisant mes écrits à me dire "ça nous rappelle le forgeron lorsque nous étions enfants, l'énorme enclume, les gouttes de sueur, la barbe...il savait tout faire".

Ong Kin sait tout faire ; et moi, d'ici quelques années, je veux pouvoir à la fois faire des couteaux, des outils de jardinage (avec Margot on s'est dit qu'on les vendrait avec des sachets de graines), des machettes, des outils divers...je ne veux pas m'arrêter au concept "coutelier", c'est plus le concept "forgeron" qui m'intéresse. Avec Jonah on rigolait car en réparant une moto il lui manquait une clé Allen ; et hop Ong Kin a allumé la forge et forgé une clé Allen...
L'avenir nous le dira, les premières graines sont semées.

Bien sûr, ma passion des objets coupants ne date pas des dernières pluies de mousson ; il y a des années que je collectionne des lames et diverses haches. Mais je ne pensais pas que forger était aussi accessible. Finalement, c'est comme le tirage argentique : on vous fait croire qu'il faut des années de pratique pour tirer un baryté, on vous parle de "secrets de tireurs", de recettes magiques et tutti quanti...il est très rare qu'un tireur vous parle de ses techniques, il restera évasif. Très peu ont le réel sens du partage, il y a comme un désir de mystifier la pratique du tirage, comme pour "se" donner plus de valeur. J'ai toujours déploré ça.

La forge, comme le labo, a ceci de génial qu'elle peut se partager. Tout comme je fais faire des tirages à mes amis lorsqu'ils viennent visiter 35mmsousterre, je pourrai vous faire forger une lame lorsque vous visiterez 3kgsousterre. C'est accessible dans le sens où cela demande peu de temps de mise en œuvre.
Et à rester avec Ong Kin, je crois que connaissance rime avec partage.


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Galerie noir et blanc
http://www.flickr.com/photos/vinhlecao/

Blog "Une Vie Bovinh"
http://une-vie-bo-vinh.blogspot.com/

Stages photo (reportages et tirage), labo 35mm sous Terre :
http://35mm-sous-terre.blogspot.com/

Recettes de la famille et des amis, testées et approuvées:
http://recettes-en-fete.blogspot.com/



3 commentaires:

  1. Salut Bo !
    Quel superbe récit d'aventure. Je n'ai que trop peu de temps pour savourer tes articles et je le déplore.
    Celui ci je l'ai lu de bout en bout : un pur régal particulièrement ce récit sur l'apprentissage... Comme karaté kid !!
    Très souvent on commence par des taches ingrates et répétitives... Et d'un coup on a le déclic et tout devient plus facile parce qu'on acqiere le bon geste, le geste juste avec le minimum de perte d'énergie c'est ce qu'on appelle l'expérience.
    Bravo pour ton courage, ta volonté sans faille et ton abnégation.
    Tu es un exemple pour tous les jeunes oisifs !!!
    Le coutographe/Maxime

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  2. Bonjour!

    Superbe site!
    Est-ce que par hasard je peux passer commande pour une machette ?

    Contact : stefcanadian@yahoo.ca

    Merci!
    Stef.

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  3. Bravo pour ta démarche, pour ta réflexion, pour la qualité de tes écrits, c'est un vrai plaisir à tous ces aspects.
    Je te souhaite prospérité et réussite dans toutes tes entreprises.

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